Mes petits kiffs

« As-tu du soutien autour de toi…

…famille, parents, compagne ou compagnon? Si tu as besoin de parler je suis à ton écoute. je ne suis pas psy mais parler à une copine ça peut faire du bien »

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Paris, France, Avril 2020 « Nadji » de Gaël Barboza

Ça c’est le message super que j’ai reçu il y a qq semaines d’une copine du jardin


Aujourd’hui, j’ai envie de te parler de mon copain retrouvé parce qu’il fait partie de mon quotidien.

Depuis bientôt un an, j’ai de nouveau mon copain dans ma vie. Tout a commencé entre nous il y a 16 ans (ouais ça ne nous rajeunit pas du tout), on était au lycée et on entretenait une amitié secrète. En face on ne se parlait pas mais le soir sur msn on se racontait nos vies, on s’envoyait des mails un peu créatifs. Il était observateur, attentif, il était intéressé par ma personne par ce que je faisais, ce que je disais, il connaissait par coeur l’emplacement de mes cicatrices, il savait décrypter mes regards.

1 an d’amitié secrète. Je ne savais pas s’il était totalement sain ou totalement névrosé (sorry). S’il m’aimait vraiment ou s’il était totalement manipulateur (j’ai souvent du mal à faire la différence je m’en rends compte, globalement quand je me pose la question c’est que la personne est safe alors que si je ne me pose pas la question c’est que c’est de la toxicité au possible).

Et puis j’ai déménagé, je lui ai écrit des lettres, il m’a écrit des lettres.

Et puis un jour, j’ai décidé de ne plus donner de nouvelles…

De temps en temps, je me demandais un peu ce qu’il était devenu mais rarement, très rarement. Quand j’ai rencontré mon copain magique et qu’on s’est donné des défis créatifs j’ai repensé à lui et c’est passé.

Et puis il y a 1 an, soit 13 ans après nos derniers échanges, après 4 déménagements pour ma part, je suis allée à un festival. Un festival près de chez moi, un endroit où je vais souvent. J’y allais avec ma soeur qui attendait une copine et là, je l’ai vu.

13 ans plus tard, dans un lieu où ni lui ni moi n’aurions pu nous imaginer là, on était là.

J’ai eu cette phrase « C’est… » et j’ai tourné la tête. J’avais vu qu’il m’avait vue mais j’avais pas envie de réouvrir cette porte qui me rappelait une autre époque de ma vie.

J’ai donc continué à faire ma vie.

Le lendemain, j’ai reçu un mail via ce blog. (d’ailleurs, tu peux m’envoyer des messages d’amour sur nousaussionvoyage@gmail.com si l’envie t’en dit, je te répondrais avec plaisir) Il me disait avoir cru me voir mais qu’il n’était pas sûr que c’était moi, ni même que c’était bien mon blog mais qu’il était content de me voir et que si ce n’était pas moi, qu’il me souhaitait tout de même une bonne continuation.

J’ai souri…

Et j’ai retrouvé mon copain, tout pareil sauf que tout ce qui se disait à l’écrit se dit maintenant à l’oral, qu’il avait maintenant 2 enfants et moi 2 cheveux blancs.

Il m’a fait rire, il m’a fait sourire, il m’a donné une migraine, il m’a pris la tête, il m’a fait manger sans lactose, il est venu à la maison, on a marché dans Paris, on s’est posés sur des bancs, on a traversé des ponts, on a mangé de la nourriture asiatique, on a mangé une pizza, il m’a fait regarder des drama coréens, il me fait psiiit par messages et il m’appelle parce que « comme ça il n’est pas mon activité secondaire pendant que j’ai une activité principale » contrairement aux sms. Il fait même de la visio et j’ai appris à aimer certains enfants (les siens qui sont beaux, qui me disent « Je t’aime »). Il a été là quand j’ai perdu Moun d’ailleurs je crois que c’est la 1e personne que j’ai eu au téléphone pour ça. Il a été là quand j’ai cru que mon coeur faisait crac, il m’a vue avec les yeux bouffis et rouges, il reçoit des photos de moi avec des filtres à la con, on rit…bcp…je souris…beaucoup.

Je te fais un article sur mon copain retrouvé parce qu’il y a quelques jours, j’ai retrouvé ses lettres.

J’écris des lettres, beaucoup, souvent. J’ai des correspondantes privilégiées mais à une époque j’écrivais à beaucoup de monde notamment pendant ma P1 car je n’avais pas internet, j’étais bloquée entre chez moi et la bibliothèque et que l’écriture était l’une de mes rares activités distrayantes Je te raconte ma 1e année de médecine ici .

Mon copain retrouvé n’était pas très branché écriture…mais il a répondu. Il me racontait sa vie, il me disait que sa main lui faisait mal à force d’écrire et qu’il n’arrivait pas à écrire droit.

J’ai pris ça en mode « mais il se fout de ma gueule? je lui écris et il ne fait que se plaindre »

J’étais une gamine et je le suis toujours un peu.

Là où j’ai vu un mec qui se plaignait en fait il y avait qqn qui m’aimait et qui faisait qqch qu’il n’avait pas l’habitude de faire pour moi.

Là où je voyais des banalités, il y avait qqn qui me partageait son quotidien.

Et puis cette phrase

« Comme je te l’ai dit et que je te le dis, tu es chelou comme fille et c’est pour ça que je t’apprécie, que je t’aime« 

Ouais il m’aimait…dans tous mes états. Il m’aimait alors que je peux être chiante, bizarre, insupportable, il m’aimait même à distance, il m’aimait après 13 ans de silence.

En me réveillant ce matin, c’est ce que je me suis rappelée : que j’avais des relations à distance avec ma famille; avec mes ami.e.s. Que je ne les aimais pas parce qu’iels étaient loin ni qu’iels étaient  loin parce que je les aimais mais tout simplement parce que ça ne change rien. On vit nos relations comme ça, on fait partie du quotidien de l’autre même à distance, même en silence, on n’est pas dans l’attente de se voir pour profiter, pour participer, pour vivre. On s’appelle, on fait des FaceTime, on s’écrit, on est là dans les bons et les mauvais moments, on peut compter les un.e.s sur les autres et ça même si on a du décalage horaire ou plus de 6h d’avion. On se soutient dans nos projets, dans nos envies, dans nos déménagements. On est toujours là.

On peut passer des journées sans se parler mais en sachant qu’on s’aime tjr, qu’on pense l’un.e à l’autre.

Je me suis aussi rappelée que dans mes moments de down, de bas…eh ben les vrai.e.s restaient, ou revenaient, que je pouvais être une horrible personne, envoyer chier, tout envoyer valser, me taire pendant des jours, grotter pendant des semaines, bouder, devenir amoureuse et les zapper…ça ne les empêchait pas de m’aimer, qu’on pouvait prendre de la distance mais qu’on se retrouvait toujours.

Mon copain retrouvé, je l’aime fort parce qu’il me fait voir que la vie c’est simple, il suffit juste d’avancer sans se poser la question du pourquoi, du comment, juste avancer et que si qqch ou qqn doit arriver ou revenir dans ta vie…on se retrouve après 13 ans et 8000km.

Et ça l’amour, que ce soit un.e pote, ta famille, ton.a amoureux.se…c’est comme ça qu’on devrait aimer les autres…dans tous leurs états…

 

Love

 

PS : Je suis quand même ultra contente qu’elle ait mis « compagne ou compagnon » dans son message, comme quoi…les mentalités changent (et ce n’est pas une question d’âge) et l’hétéronormalité s’amenuisera peut-être un jour. 

PS2: Je vous love les gens

PS3: Oui promis, je viens te voir bientôt quand même! 

PS4: Tout revient toujours, les gens importants, l’amour, l’espoir…il n’y a que la mort qui rend la fin définitive.

PS5 : Aux autres potos, j’ai pas publié d’articles sur vous, ça veut pas dire que je vous aime moins hein! J’en ai un sur chacun.e d’entre vous, j’ose jamais les publier mais chacune de mes relations est tjr une histoire de dingue…et je suis contente que tu sois dans ma vie

PS6: Dis « je t’aime » aux gens que tu aimes, ça coûte rien, ça rapporte beaucoup à tout le monde.

2 réflexions au sujet de « « As-tu du soutien autour de toi… »

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