Quoi de neuf docteur?

Elle a 22 ans

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Paris, France, Septembre 2018

Et 2 enfants.

Elle s’appelle Mme L et je l’ai vue pour la première fois, la semaine dernière. Une des dernières patientes. Elle était pressée, elle devait chercher le 1er à l’école. Je l’ai faite rentrer.

Elle m’a d’abord parlé d’une mycose, un truc récidivant, qu’elle avait tapé sur internet, qu’elle avait suivi des recettes de Grand-Mère et ça passait pas.

Elle m’a parlé de ses antécédents, du tabac, de son ulcère d’estomac, de son père décédé d’une embolie pulmonaire.

On a parlé de son moyen de contraception, de ses règles qui durent 30 ans…

On a parlé du stress dans sa vie.

C’est la première fois qu’on se voyait et elle m’a dit à plusieurs reprises « il n’y a qu’à vous que je peux dire ça« 

Et puis elle a posé cette question :

« Est-ce qu’il y a ici des gens pour aider les femmes?« 

Je lui ai demandé de m’expliquer ce qu’elle voulait.

Elle a 22 ans et 2 enfants. Elle est avec son mec depuis 6 ans, un amour de lycée. Tout allait bien et puis à la première grossesse, comme bien souvent dans ces cas là, les coups ont commencé à pleuvoir. Les coups, les insultes, les menaces.

Elle travaillait et elle n’a plus eu le droit, elle se promenait et elle n’a plus eu le droit, elle avait des copines et elle n’a plus eu le droit.

Elle est partie avec son enfant sous les bras, elle a repris le travail, elle a rencontré qqn et puis un matin, il l’a retrouvée. Elle, son nouveau mec, leur fils dans une nouvelle maison. Il a alors agressé le nouveau mec avec une arme devant les yeux de son fils. Tout le monde est en vie mais par contre tout le monde n’en est pas sorti indemne dans sa tête.

C’est en sang, que Mme L s’est retrouvée dehors en pyjama avec la police et c’est en ruine, qu’on l’a mise dehors de l’appartement compte tenu du « scandale« .

J’ai pas tout compris concernant la plainte mais bon…personne n’est en prison

Mme L est restée 5 jours à la rue avec son fils et puis le mec a rappelé en disant « qu’il voulait bien la récupérer même si elle avait fait la pute« .

Ne voyant pas trop d’autres solutions, elle est retournée chez eux et une chose en amenant une autre, elle est tombée enceinte encore.

Elle n’a plus le droit de fumer par le balcon, elle n’a plus le droit de sortir à l’épicerie. Elle ne peut aller qu’à l’école et chez le médecin.

Elle a 22 ans et une vie de 60…Et moi je la revois la semaine prochaine…et toutes les autres probablement…

Peace

PS: Je ne veux pas te déprimer, il existe encore des hommes corrects, attentionnés et aimants…enfin c’est ce que j’essaie de faire rentrer dans ma tête.

Quoi de neuf docteur?

« On ne fait pas des bébés quand on est soi-même un bébé »

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Paris, France, Juillet 2018

J’ai déjà entendu cette phrase ultra paternaliste et infantilisante pas mal de fois. À l’hôpital, dans des réunions de pairs, dans la bouche de collègues, d’ami.e.s etc…j’avais du mal, j’avais du mal…

Aujourd’hui, j’ai eu envie de la dire!

J’ai reçu Mme P. Mme P a 20 ans. J’ai suivi sa grossesse. C’était easy, à part un épisode d’agression physique par des inconnus.

Et puis Mme P a accouché. Elle m’a amené son bébé. Il était tout chou et Mme P était tout sourire.

J’ai fait ma photo de bébé et puis on lui a donné un rdv pour sa visite post-natale. (la fameuse)

Elle est arrivée, on a dit 2-3 conneries sur mes vacances et tout et puis la consultation a commencé.

« La fatigue? Bof non ça va »

« Le moral? Ah non moi le baby blues j’ai pas eu » (fan de tous les épisodes Baby Boom) 

Et puis j’ai creusé, parce que j’aime pas les mamans qui savent d’avance ce que je vais poser comme questions, genre elles se sont exercées.

« Vous ne pleurez pas? Vous n’êtes pas énervée? Sure? »

Et là, elle a craqué. Si elle s’énerve facilement. Contre qui? Contre son mec.

Son mec il a 23 ans, il vit la nuit, il dort le jour. Il ne travaille pas mais il regarde la télé toute la nuit et joue à la Play « Mon bébé est mieux réglé que lui » qu’elle m’a dit

Il ne sait pas changer une couche, ne veut pas apprendre parce que « de toute façon, un jour il n’en portera plus » qu’il aurait dit

Il donne des bonbons à son fils (le gamin a 2 mois), mais des « bonbons en fils, oui ceux qui piquent » (tu imagines bien même si tu n’y connais rien, qu’à 2 mois, des bonbons c’est pas terrible même s’il n’y a pas encore de dents)

Il a mis le bébé par la fenêtre ce matin, en couche (ce matin il faisait 16 degrés) pour « qu’il voit du paysage« . J’ai donc demandé s’il voulait faire le remake de Michael Jackson (ouais je sais, j’ai beaucoup d’humour). En plus à cet âge là…ça ne voit pas de loin un bébé…

Il ne veut pas passer au centre, parce que c’est le matin les pesées et « qu’il n’est pas du matin » (ben tu m’étonnes…si tu te couches à 6h du matin pour jouer à la play…)

Et puis…il réveille le bébé, parce qu’il est « l’heure de manger« …(un bébé qui va bien, ça se réveille tout seul quand il a faim en fait) il lui donne biberon et puis il lui retire brusquement pour le faire pleurer. Parce que ça l’amuse, il joue…(Bonjour le syndrome de frustration inutile)

Plus elle me parlait, plus je voyais un de mes ex et plus je me suis demandée si vraiment je ne voulais pas d’enfant ou si en fait, je n’avais pas voulu d’enfants avec lui.

Plus elle me parlait, plus je me demandais quel genre d’adulte, cet enfant sera vu tous les cracs que son père lui crée là « juste pour jouer » (ouais ouais…je sais, je dramatise un peu mais bon vu que ma principale peur concernant les enfants est justement d’abîmer mentalement mes gamins à cause de failles éducatives ou de mauvais dosage…forcément je pense comme ça)

Plus elle me parlait et plus je me suis dit « Mais en fait Mme P, elle a 2 gamins chez elle »

On a donc parlé de la charge mentale, de l’implication du père dans la maison, les tâches ménagères, dans l’éducation du petit et elle a sorti cette phrase qui m’a tuée

« Il ne faut pas trop lui en demander« 

Game Over!

Comment ça? Comment ça il ne faut pas trop lui en demander? MAIS MERDE ALORS! Un enfant c’est à deux, un couple c’est à 2, l’appartement c’est aux 2.

Pour faire redescendre mon énervement, on est passé à autre chose : la contraception.

Elle voulait un stérilet au cuivre. Pas de reprise des rapports sexuels, pas de risque de grossesse : Ok.

Le stérilet posé, je lui dis « Le stérilet est efficace tout de suite donc il n’y a pas de problème pour la reprise des rapports sexuels quand vous en aurez envie »

Elle a répondu : « ça risque pas »

Mais moi j’ai entendu : « ça risque pas? »

J’ai donc redit: « Non ça ne risque rien »

Elle a répété : « Non mais ça ne risque pas, il n’y aura pas de rapport sexuel là »

J’ai donc fait une tête perplexe et là…

« Il a une infection je crois, il a du pus qui sort de son truc depuis que je suis enceinte de 4 mois. Il ne veut pas aller voir de médecin, il a peur. Donc moi je préfère ne pas prendre de risque, même pas avec préservatifs »

GAME OVER

J’ai repensé à mon petit stérilet que je venais de poser et à un charmant gonocoque ou chlamydia remontant par les fils pour rendre Mme P infertile.

J’ai répondu « Ah ben surtout pas alors les rapports sexuels »

Je me suis gardée de dire que c’était probablement une IST et que bon…vu qu’on avait fait son dépistage à elle en début de grossesse et que tout était négatif…ben euh peut-être que…mais bon, j’ai pas vu le mec, ni son zgueg donc je ne peux pas faire d’affirmation mais ça ne m’a pas empêché d’y penser.

Mme P a conclu par un « De toute façon, je ne veux pas de 2e enfant maintenant, j’en ai déjà 2 à la maison »

J’ai ri et elle a fini par lâcher d’elle-même

« Ben c’est ça quand on fait des enfants avec des gamins…l’âge c’est pas physique c’est dans la tête« 

Conclusion : Réfléchis bien avec qui tu fais un enfant, je dis ça, je dis rien…

Peace

PS: T’inquiète j’ai mis l’équipe à domicile sur le dossier…

Quoi de neuf docteur?

Ma pote écrit un blog

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Ma pote écrit un blog. Elle écrit sur les femmes, le sexe, son taf, sa vie, la vie tout court aussi.

Son blog, elle l’a ouvert à quiconque souhaitait y participer. Je souhaitais y participer.

Mais je n’avais pas d’idée. Et moi, je n’écris pas parce que je dois, j’écris parce que je ressens.

Aujourd’hui ma pote a sorti un nouvel article, qu’elle conclut ainsi.

Je m’excuse auprès de toutes les personnes asexuelles, l’asexualité est un sujet que je connais mal, que je ne maîtrise pas, c’est pour cela que je n’en parle vraiment pas dans mes articles

Et aujourd’hui, j’ai ressenti, alors j’écris

 


Quoi ! Si cette pote-là, qui parle de sexualité toute la journée, qui voit des dizaines de femmes par semaine, sous toutes les coutures et surtout les plus intimes, qui court dans des ateliers sexo et lit sur le sujet plus que ce que lis en un an, si cette pote-là ne connait pas l’asexualité : alors qui connait ?

Eh bien, moi. Enfin je crois. Je crois que je connais un peu ça.

En vrai, c’est pas l’asexualité que je connais. Ce que je connais c’est une sensation de pas être comme tout le monde.

C’est passer toute ma maternelle sans « amoureux », mais aussi ma primaire et une bonne partie du collège. J’y ai même jamais pensé en fait. Les garçons sont mes copains, on joue, on se bat, on rit, on chante et puis voilà.

Et puis fin du collège, je me rends bien compte que quand même…. « tous les garçons et les filles de mon âge se promènent dans la rue deux par deux, tous les garçons et les filles de mon âge savent bien ce que c’est d’être heureux. Et les yeux dans les yeux, et la main dans la main…. » (moi aussi je sais pousser la chansonnette) !

Bref, je me rends donc bien compte qu’il y a un truc qui a l’air d’être cool dans le fait d’être avec un mec, de le tenir par la main, d’être dans ses bras à la récré, de l’embrasser…. Mais c’est quoi ce truc ? Pourquoi moi je ressens pas tout ça ?  Ah oui, je peux les trouver très beaux, mais voilà quoi, ça s’arrête là.

Bon, la curiosité est un vilain défaut, mais c’est le mien ! Je suis en 4ème, je reçois un soir un SMS d’un mec de l’autre classe « tu veux sortir avec moi ? ». Allez, c’est l’occaz, je me demande bien ce que ça fait d’embrasser. Je réponds « Oui ».

Le lundi dans la cour je savais pas trop quoi faire, ni comment me comporter. Je crois que je l’ai évité du coup. Et puis à un moment, on a fini par s’embrasser. Franchement ? Je m’en souviens pas, si ce n’est que je n’ai ressenti aucune émotion. Rien. Rien d’agréable, rien de désagréable. Rien. C’était bon, c’était fait. J’avais embrassé, curiosité assouvie. Quelques semaines après on rompait.

Et puis plus rien, pendant des années. Plus rien parce que pas le besoin.

Vient la  première. Je me rends bien compte qu’il y a un truc qui à l’air cool dans le fait d’être avec un mec, de le tenir par la main, de passer sa main sous son t-shirt, d’être serrée contre lui, de se sentir désirée… Mais c’est quoi ce truc ? Pourquoi moi je ressens rien de tout ça ? La suite vous la connaissez, la curiosité tout ça tout ça…

Quelques flirts d’été avec caresses appuyées et quelques vêtements ôtés, un après midi en duo à pas vraiment parler. Et un jour de mai, la fameuse « première fois ». Check

Celle qui est si importante pour tant de gens, si mystifiée, si fantasmée, si attendue, si intense, si….insignifiante pour moi.

Ce gars on était ensemble depuis quelques semaines, il était sympa, sensible, déjà expérimenté sexuellement, très intéressant dans sa personnalité et ses passions. Ce gars, j’ai couché avec lui. Sans désir mais pas sans envie. J’avais envie de savoir ce que c’était, j’avais envie d’assouvir ma curiosité, mais je n’ai jamais ressenti aucun désir pour lui. Pas non plus de plaisir. On la refait quelques fois. C’était pour moi aussi neutre que regarder la télé, complètement mécanique. Et puis la relation s’est finie.

Le suivant dans ma vie, c’est différent. Le suivant il a été important. Le suivant je me souviens, au début j’ai eu du désir. Des sentiments sont apparus chez moi, pour la première fois. Des sentiments forts, des sentiments que je ne connaissais pas. L’amour. Et avec lui le plaisir.

Faire du sexe ne me laissait plus indifférente. Ca me faisait du bien, physiquement. Le plaisir est toujours resté, mais pas le désir. Ça a été fugace. J’ai quelques souvenirs de désir. D’envie de faire l’amour, d’initiatives pour passer à l’action…. Mais j’en ai peu. Avec lui, ça se compte sur les doigts d’une main les fois où j’ai désiré. En trois ans. En revanche j’ai toujours apprécié, au cours du rapport l’excitation montait, je jouissais…. Aucun « problème » de ce côté-là.

Je dis problème, parce qu’avec le suivant, mon actuel, c’est bien d’un problème qu’il s’agissait.

Au début pas trop. La curiosité, toujours celle-là, a, je pense, aidé à masquer. Envie de découvrir l’autre, donc partante pour des moments d’intimité sans trop de souci.

Mais rapidement la différence de libido se fait sentir. Je ne prends jamais aucune initiative, et je ne suis pas toujours très enthousiaste à l’idée d’un détour sous la couette.

J’ai pas le temps là tout de suite, j’ai d’autres choses à faire, et puis faut se chauffer, se donner, s’impliquer, donner, terminer, se doucher….. Ca me semble long, pesant, barbant. Quand je décide de me laisser convaincre je suis bien obligée de me rendre à l’évidence : ouais c’est long à démarrer, mais faut bien avouer que c’est agréable, c’est chaud, c’est doux, c’est apaisant, c’est excitant, c’est jouissif, c’est bon ! C’est juste que franchement je n’y avais pas pensé.

Et je n’y pense JAMAIS !

A deux, on en a parlé, beaucoup. Il aurait bien aimé que j’initie les choses parfois, il aurait aimé se sentir beau, se sentir désiré par celle qu’il aime, rien qu’une fois. Il aurait adoré me voir coquine, sexy, demandeuse. Ca m’était impossible. Il l’a accepté. L’a compris. Mais pas moi. Moi je comprenais par pourquoi j’étais comme ça. Pourquoi je n’avais jamais envie. Il en souffrait et moi aussi. En me parlant de sa frustration, il ne voulait pas me coller la pression. Et moi je culpabilisais. Qu’est ce qu’on a oublié de me fournir au moment de ma fabrication pour que dans la zone sexe de mon cerveau il ne se passe juste RIEN ?

Et un jour j’ai lu. Un article je crois. Sur l’asexualité.

Mais attendez : ce que je lis là, c’est moi ! Il existe un mot pour ce que je suis, pour QUI je suis. Je suis donc quelque chose qui existe. Je suis pas juste bizarre. Je suis pas juste une étrangère face à cette masse de gens qui mettrait bien « Jessica Alba  ou Josh Hartnett » dans leur lit alors que moi je vois juste des personnes magnifiques, mais c’est tout (oui, je suis vieille, jugez pas mes références beauté !). Je ne suis pas anormale dans ce monde où les gens se choppent en soirée, ont des plans cul ou font l’amour tous les jours alors que moi je ne suis sortie qu’avec des amis et peux coucher qu’une fois par mois sans que ce soit problématique ? La révélation.

L’asexualité, c’ est ne pas avoir d’attirance sexuelle, et il en existe tout un spectre en fait. Avec des mots un peu chelous qui font sourire, des mots pour se définir et ne plus souffrir.

Moi je crois que je me reconnais dans le terme greysexuelle (personne qui ressent du désir sexuel pour quelqu’un extrêmement rarement ou dans seulement certaines circonstances particulières et ponctuelles) et aussi demi-sexuelle (personne qui ressent de l’attraction sexuelle pour son ou sa partenaire seulement après qu’un fort lien, généralement amoureux, et un fort degré de confiance ont été construits).

En gros, ce qui est plutôt cool pour mon couple monogame, c’est que je n’ai a priori de désir que pour mon mec. Ce qui est moins cool c’est qu’en dix ans….ça n’est arrivé qu’une fois !

Une fois où je me suis réveillée la nuit, j’avais envie de lui, c’était intense. Je l’ai réveillé, je lui suis montée dessus, je l’ai embrassé, je l’ai chauffé. J’avais un besoin profond de le sentir en moi. On a fait l’amour, il était ravi. Ce fut la seule fois. J’ai aimé ressentir ça.

L’asexualité c’est environ 1% des gens. Pas de chance pour nous, car c’est pas le plus simple à gérer dans un couple où la libido de l’autre est plutôt au taquet. Alors on parle, on tâtonne. Je sais que des fois il faut que je me motive un peu pour commencer un rapport, parce qu’une fois que ca monte, ca fait du bien, je kiffe. Mais pfiou, je pars de tellement loin, de tellement rien. Pour lui aussi c’est dur, sa libido a diminué avec le temps, mais elle est toujours présente. Il n’ose pas me solliciter, craint d’être rejeté. On trouve notre équilibre, on communique. C’est mon asexualité à moi. Chacun la sienne je pense.

Certaines personnes sont complètement asexuelles, d’autres peuvent être  aromantiques (ne pas ressentir d’attirance romantique) également, ou pas…

Chacun et chacune a sa sexualité dans ce monde. La mienne c’est celle-là, je peux pas dire qu’elle me convienne vraiment. En fait elle me convient à moi personnellement, mais elle me pose problème quand je considère le couple. Il faut composer avec. Et je me demande toujours « pourquoi ? ». Est-ce que quelque chose a déclenché ça, ou est-ce juste « comme ça » ?

Ah au fait : quelques questions subsidiaires

  • Est-ce que je me touche : oui, depuis mes 8 ou 9 ans je pense, ou j’ai découvert par hasard que ça faisait du bien à cet endroit-là. Mais quand je le fais c’est rarement motivé par des pensées sexuelles, juste par l’envie d’un truc agréable (comme un auto massage ou une douche chaude). C’est assez mécanique, en quelques secondes ou minutes, il n’y a pas de scénarisation
  • Est-ce que je fais des rêves érotiques : alors oui ! et c’est ce qui me fait me poser plein de questions. Je fais des rêves érotiques où j’allume de ouf mon partenaire, j’ai super envie et aussi très envie de donner envie à l’autre. Y a rarement rapport sexuel par contre, souvent ça s’arrête avant.

Anonyme

Love

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Quoi de neuf docteur?

Geunoucologue et plaisanteries…

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Bordeaux, France, Août 2018

Bon, je sais qu’en général je te raconte des choses tristes. Mais la semaine dernière, j’ai beaucoup, beaucoup ri!

Ça a commencé avec une Madame dont je ne me souviens pas du nom, donc on va l’appeler Mme X. (Mais pour sûr, je me rappellerai de cette dame toute ma vie!)

J’avais déjà vu une fois Mme X, elle doit avoir dans la trentaine.

J’étais un peu tristoune ce jour là et elle est arrivée.

J’ai dit bonjour, elle a dit bonjour et j’ai demandé « Qu’est ce qui vous amène?« 

Elle m’a répondu : « Je viens parce que j’ai un rendez-vous« 

Bon, j’ai pas trop compris, donc j’ai posé des questions : « Date des dernières règles, si ça allait avec son stérilet, si elle avait des pertes » Tout allait bien

Et puis j’ai demandé : « Et vous avez des douleurs?« 

Elle a répondu : « J’ai mal aux genoux« 

J’ai dit « Ok et le ventre?« 

Elle a répondu : « J’ai mal aux genoux depuis 2 semaines, c’est depuis que j’ai fait le grand ménage, ça passe pas avec le Doliprane« 

J’ai regardé Mme X (Je ne fais pas médecine générale dans mes consultations de gynécologique parce qu’après elles vont faire l’amalgame et ça va être compliqué) et je lui dis : « Il faudra aller voir votre médecin généraliste pour vos genoux« 

Et là…

« Mais vous êtes pas genoucologue?« 

J’ai explosé de rire… »En le disant vite, c’est vrai que ça ressemble » (vas y essaie, répète le vite)


Et puis, j’ai reçu Mme E, 17 ans qui venait pour une mycose vaginale. Elle avait déjà checké sur M.Google ce que c’était et tout et puis bien sur elle avait tapé : »Mycose » dans Google Image (NE FAIS JAMAIS ÇA C’EST PAS FIABLE).

Elle m’a fait :

« j’ai une question, vous êtes docteur que du vagin ou du reste du corps aussi?« 

J’ai trouvé ça mignon : Docteur du vagin. (Bon en vrai, elle voulait savoir si elle avait une mycose buccale)


Et puis la dernière, une Mme L, dont j’ai suivi la grossesse. Elle venait pour son frottis. En se rhabillant, elle a semblé pensive. Je lui ai demandé si quelque chose l’embêtait. Et elle m’a répondu :

« Vous savez, vous avez les mains plus douces que mon mari« 

J’ai répondu: « Beurre de karité Mme L« 

Et on a ri (en vrai c’est lubrifiant + latex des gants). On me l’avait déjà dit…

Love 

PS: J’en ai d’autres des perles lol, je précise bien que je ne me moque pas de mes patientes, on rigole ensemble d’ailleurs!