Quoi de neuf docteur?

« Et si j’ai pas mes règles, ça risque pas d’entraîner des maladies? »

Cet article, j’en ai l’idée depuis des mois mais impossible de l’écrire…Parce que je veux faire simple mais pas trop, parce que tous les jours je me bats avec les idées reçues sur les règles, parce que ci, parce que ça…

NB: Qd je dis oeuf, je parle d’ovule mais bon on fait simple j’ai dit.

Tout d’abord, un petit concentré de ce que j’entends à propos des règles :

  • Quand j’ai mes règles, je suis impure
  • Je n’ai pas le droit de faire la prière pendant mes règles
  • J’ai peur de faire du sport
  • Si j’ai pas mes règles, ça veut dire que le mauvais sang reste coincé à l’intérieur
  • Les règles, quand elles sont bloquées, ça crée des maladies
  • Ca coule trop
  • Ca coule pas assez
  • C’est noir
  • J’ai mal
  • Mon vagin saigne tous les mois
  • C’est bizarre depuis que je suis enceinte, je n’ai plus mes règles
  • Avec le stérilet hormonal je n’ai plus mes règles et ça fait gonfler mon ventre parce que les règles sont coincées dedans.

Tout d’abord un petit peu d’anatomie

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L’appareil génital de la femme est en gros composé :

  • d’un vagin (lieu des rapports sexuels)
  • d’un utérus (lieu de la nidation, grossesse, menstruation…)
  • des ovaires au nombre de 2 (lieu de l’ovulation)

Tous les mois classiquement, une femme ovule, et donc tous les mois classiquement une femme a ses règles.

Qu’est-ce que les règles?  On va partir un peu plus loin.

Vous voyiez quand vous attendez un bébé, vous allez lui préparer une chambre avec un beau berceau, des petits vêtements, vous allez passer votre temps à comparer des tétines, des protèges mamelons et tt.

Ben votre corps fait pareil, tous les mois il se prépare à accueillir un mignon petit oeuf et donc tous les mois il prépare une petite couette douillette dans votre utérus qui s’appelle ENDOMETRE afin de pouvoir cocooner votre oeuf! Cet endomètre va grandir tout au long du cycle et quand votre corps se rendra compte que ben oeuf il n’y a pas, bébé n’a pas été créé, il va gentiment (ou pas) se débarrasser de cette couette et ça…CE SONT LES REGLES.

Autrement dit…RIEN D’IMPUR, de SALE, de CRADE, vu qu’à la base votre charmant bébé aurait passé du temps dans cette jolie petite couette! (et donc ce n’est pas le vagin qui saigne)

La quantité, la couleur, la durée, ça c’est femme dépendant, mais du noir au rouge, du 1 à 7 jours, du 1 serviette par jour à 1 toutes les 4h, c’est OK.

Mais par contre toutes règles douloureuses nécessitent d’être explorées afin de dépister une maladie nommée ENDOMETRIOSE! (il y aura un post un jour dessus)

J’espère que tu me suis toujours parce que là on va partir dans du complexe…

Maintenant on va passer à l’absence de règles : AMENORRHEE (parce que ça angoisse)

Il y en a plusieurs types : Primaire (une femme qui n’a jamais eu ses règles) et Secondaire (une femme qui a déjà eu ses règles et puis un jour rien). Je ne vais détailler ici que quelques secondaires.

La 1ere cause d’aménorrhée secondaire (donc de ne plus avoir ses règles, si tu as bien tt suivi) c’est LA GROSSESSE: Ben oui ça peut sembler logique pour certains mais en fait pas pour tout le monde, si l’oeuf a été fécondé par un spermatozoïde, il va gentiment s’implanter dans l’endomètre qui du coup ne va pas être « éliminé » vu que CETTE FOIS LA IL SERA UTILE.

La 2e cause d’aménorrhée secondaire c’est la CONTRACEPTION. En matière de contraception, on a le choix mais les méthodes ne comprenant que des PROGESTATIFS type Cerazette/Optimizette/Nexplanon/Mirena/Depoprovera sont à même d’entrainer plus ou moins des aménorrhées…CE QUI EST NORMAL.

J’explique: 

Ces méthodes ont un but contraceptif et entraînent une atrophie (= diminution de la taille) de l’endomètre plus ou moins totale! Là en général je prends l’exemple de la pelouse ou des poils. Supposons que vous utilisez un produit empêchant la pousse de vos poils, forcément vous n’aurez rien à raser. Ben là pareil, la contraception empêche que l’endomètre grandisse donc si ça pousse pas = RIEN NE PEUT TOMBER = PAS DE REGLE = NORMAL! Ya rien de coincé, ya pas de sang qui pourrit à l’intérieur parce qu’à l’intérieur ben ya rien.

Revenons à nos moutons, à nos ragnagnas, à nos anglais, à nos règles…

Pour ce qui est de la prière et autres pratiques religieuses, je n’y connais rien, mais avoir ses règles c’est NORMAL, c’est TOUS LES MOIS et ça ne doit vous EMPÊCHER DE RIEN FAIRE. Les pubs pour les serviettes hygiéniques et tampons montrent tjr des femmes très épanouies qui font une tonne de choses, elles ne le font pas PARCE QU’ELLES ONT LEURS REGLES, mais parce que LES REGLES NE LES EMPECHENT PAS DE LES FAIRE.

Donc faites du sport, l’amour ou rien, mais ne laissez pas vos règles vous gâcher la vie et vos emplois du temps. (et sinon ben venez consulter!) 

Peace

Dans mes oreilles

Dans mes oreilles #5

En ce moment j’écoute beaucoup de choses!!!

So enjoy!!

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Paris, Février 2017
Quoi de neuf docteur?

SmearForSmear, fais péter ton frottis!

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Paris, Février 2017

En ce moment, je me balade sur les routes françaises pour assister et présenter à des congrès.

Et du coup, au congrès des jeunes chercheurs de Toulouse, j’ai découvert une brillante thèse du Dr LENOIR Philippe sur les campagnes de santé via les réseaux sociaux dont la campagne SmearForSmear de 2015 pour le dépistage du cancer du col de l’utérus.

Du coup, je me suis posée la question de « quand remonte mon dernier frottis…? »lol

Et toi, il remonte à quand ton frottis? Fais ton frottis et évite les risques!!

Si t’as plus de 25 ans et que t’en as jamais fait ou s’il date de plus de 3 ans, check ton rdv! Au pire jpeux te le faire mais bon les minous des copines, j’avoue c’est chelou.

Petit récapitulatif: 

Le cancer du col de l’utérus est une tumeur maligne développée à partir de la muqueuse du col utérin. Le facteur de risque principal est la présence prolongée du papillomavirus (HPV) au niveau du col utérin. Ce cancer peut être prévenu grâce à la vaccination des jeunes filles contre le HPV et à la pratique régulière, à l’âge adulte, d’un frottis de dépistage.

Le cancer du col de l’utérus se développe à partir des cellules du col de l’utérus.
Le col de l’utérus est la partie étroite et inférieure de l’utérus reliant le corps de l’utérus au vagin. Il est constitué de deux parties : l’endocol du côté du corps de l’utérus et l’exocol du côté du vagin.

Le cancer du col de l’utérus est le 12ème cancer le plus fréquent chez la femme en France. Le nombre de nouveaux cas et la mortalité due au cancer du col de l’utérus n’ont cessé de régresser depuis vingt ans grâce, notamment, au dépistage par frottis et à l’amélioration des traitements. Cependant, il représente encore presque trois mille nouveaux cas en 2015 et a été à l’origine de près de mille décès en 2012.

La prévention par la vaccination contre le papillomavirus et le dépistage précoce par frottis devrait faire encore diminuer ces chiffres.

Schéma de l’appareil génital féminin (on sait jamais!)

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Les cancers du col de l’utérus sont principalement dus à une infection persistante (d’une durée de 10 à 15 ans) par des virus appelés papillomavirus humains (virus du papillome humain ou HPV, abréviation de human papillomavirus) et transmis par voie sexuelle. (d’ailleurs ça passe à travers les préservatifs)

L’infection par un virus HPV est très courante et guérit le plus souvent spontanément. Mais dans 10 % des cas, le virus persiste au niveau de la muqueuse du col utérin et peut alors provoquer des modifications de l’épithélium appelées lésions précancéreuses, susceptibles d’évoluer vers un cancer.
Les papillomavirus appartiennent à une famille comprenant de nombreux types de virus. Seuls certains types de virus HPV sont impliqués dans la survenue du cancer du col de l’utérus. Les virus les plus fréquemment rencontrés sont les HPV de type 16 et 18, qui sont présents dans plus de 70 % des cas de cancer du col de l’utérus.
La transmission du virus se fait par contact avec la peau et les muqueuses, le plus souvent lors de rapports sexuels, avec ou sans pénétration. C’est pourquoi le préservatif, s’il permet de limiter le contact avec le virus, ne peut toutefois pas assurer une protection complète.

Il existe maintenant un vaccin qui permet de prévenir les infections par les papillomavirus de type 16 et 18. Il est recommandé de vacciner toutes les jeunes filles de 11 à 14 ans. Si la vaccination n’a pas été pratiquée à cet âge, une vaccination de rattrapage peut être pratiquée chez les jeunes filles de 15 à 19 ans révolus.

La vaccination ne protège pas contre toutes les infections à papillomavirus. C’est pourquoi il est nécessaire, chez les femmes de 25 à 65 ans, même si elles sont vaccinées, de faire des frottis de dépistage tous les 3 ans (après 2 premiers frottis normaux pratiqués à un an d’intervalle). 
Le frottis de dépistage détecte les cellules anormales au niveau du col de l’utérus à un stade où il est facile de les soigner, souvent avant qu’elles ne deviennent cancéreuses. Plus une anomalie est repérée tôt, mieux elle se soigne.

Il existe plusieurs autres facteurs qui augmentent le risque de développer un jour un cancer du col de l’utérus :

  • la précocité des rapports sexuels ;
  • la multiplicité des partenaires sexuels ;
  • le tabagisme ;
  • être porteur du virus VIH ou être sous traitement immunosuppresseur ;
  • le fait d’avoir eu plusieurs enfants (multiparité) ;
  • l’utilisation prolongée de contraceptifs hormonaux ;
  • certaines infections sexuellement transmissibles (Chlamydiose ou herpès génital).

Et puis en règle général, vaut mieux :

Du coup, au cas où ce ne serait pas assez clair :

Le frottis de dépistage en quatre questions

  • Pour qui ? Pour toutes les femmes âgées de 25 ans à 65 ans (ou de 20 à  65 ans dans les départements d’outre-mer), sauf indication contraire du médecin.
  • À quel rythme ? Un premier frottis à l’âge de 25 ans, puis deux frottis à un an d’intervalle sont recommandés. Si les résultats sont normaux, un frottis tous les trois ans suffit.
  • Par qui ? Le frottis de dépistage peut être réalisé :
    • par votre médecin (gynécologue ou généraliste) au cours d’une consultation ;
    • par votre sage-femme, soit dans le suivi de grossesse, soit lors d’une consultation de contraception et de suivi gynécologique de prévention ;
    • dans les centres d’examens de santé de l’Assurance maladie ou dans les centres mutualistes (lors des bilans de santé) ;
    • dans un laboratoire, sur prescription médicale.
  • Quel remboursement par l’Assurance maladie ? L’analyse du frottis de dépistage du cancer du col de l’utérus et les consultations chez votre médecin ou votre sage-femme sont prises en charge dans les conditions habituelles de remboursement

Alors vas-y check un rdv et fais le, c’est important…

 http://www.ameli-sante.fr/cancer-du-col-de-luterus/quest-ce-que-le-cancer-du-col-de-luterus.html
Quoi de neuf docteur?

« La maternité te donne un but dans la vie » Beyoncé

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Cachan, Février 2017

Je ne sais pas trop pourquoi (vu ma vie je ne me pose plus trop de questions d’ailleurs) mais en ce moment, tout tourne autour de bébés!

Toutes mes patientes veulent arrêter la pilule, retirer leurs DIU et implants. ELLES VEULENT DES BÉBÉS!

Et puis en ce moment, je fais aussi en parallèle des vacations en PMA (Procréation Médicale Assistée ou Pour la Maternité un peu Artificielle…).

Et il y a clairement 2 types de consultations:

– celles qui me saoulent

– celles qui me donnent le smile!

Les 1eres sont un condensé de tout ce qui ne devrait pas exister, ou plutôt de la « connerie » humaine…pour rendre ça plus ludique je vais vous donner qq conseils pour tomber enceinte parce que visiblement ce n’est pas très clair pour tout le monde…

Pour faire un bébé de la manière la plus classique qui soit, il faut :

– avoir des rapports sexuels 

– avoir des rapports sexuels hétérosexuels

– avoir des rapports sexuels hétérosexuels vaginaux

– avoir des rapports sexuels hétérosexuels vaginaux régulièrement

– avoir des rapports sexuels hétérosexuels vaginaux régulièrement en ayant au préalable arrêté tout moyen de contraception (oui monsieur, c’est SANS CAPOTE)

– avoir des rapports sexuels hétérosexuels vaginaux régulièrement (après tes ragnagnas, une fois tous les 2 jours c’est raisonnable) en ayant au préalable arrêté tout moyen de contraception et sans retrait (oui ça se passe à l’intérieur du vagin, pas dans la bouche, pas sur le ventre ou autres pratiques qui vous sont propres…). Je différencie bien le retrait de « moyen de contraception » car je vous mets au défi de l’utiliser! 

Avec tout ça, ça peut marcher…

Et puis il y a les 2e consultations et là j’ai des étoiles dans les yeux. À force vous me connaissez…J’AIME AVOIR DES ÉTOILES DANS LES YEUX! (Celles de la joie, pas celles de la douleur)

Parce que ça n’a pas de prix de voir le sourire des gens quand tu leur dis que oui la FIV a pris, que ben on va faire une ICSI, qu’on a eu 15 follicules.

Parce que ça n’a pas de prix de voir dans les yeux des gens que ça y est! Enfin! Ils vont être parents!

Parce que ça n’a pas de prix de mettre un spz dans un ovocyte avec une paire de lunette et un mega microscope.

Alors non, je ne me prends pas du tout pour Dieu, ni quiconque de là-haut. Mais par contre je me prends pour quelqu’un qui aide les autres.

Alors c’est vrai vous me direz ouais mais qd même c’est pas très naturel…mais ya tellement de choses pas très naturelles QUI DU COUP EMPÈCHENT DE FAIRE DES ENFANTS NATURELLEMENT, que bon des fois il faut bien se remonter les manches.

Vous me direz il faut laisser « l’instance supérieure décider, s’ils n’y arrivent pas c’est pr une bonne raison » ben en fait comment te dire? Non! Les parents maltraitants font des enfants et donc quoi? Il y a une bonne raison pour qu’ils tabassent leurs enfants? Et les papas incestueux? Et les mamans incestueuses (on les oublie un peu trop souvent elles) ?

Donc bon! Moi perso ça ne me pose aucun cas de conscience de faire des bébés pour ceux qui en veulent et à arrêter des grossesses pour ceux qui n’en veulent pas! 

1/ je vous ai déja dit je pense qu’en haut ils ont vraiment autre chose à foutre, c’est compliqué de gérer l’univers et vu que visiblement les gens ben ils couchent qd même assez souvent EN MOYENNE! C’est dur d’avoir les yeux partout!

2/ les femmes (bon les hommes aussi) sont libres de leurs corps et libres de décider de leurs parentalités! 

3/ un enfant dans une famille saine et qui l’a désiré ça fera moins de gens TOXIQUES sur la planète…

4/ en quoi la vie des gens te regarde en fait??

Mes petits kiffs

« Et toi à quelle période passée tu aurais aimé vivre? » « Ben ça dépend est-ce que je reste une femme et est ce que je suis tjr noire? »

Merci les copains! (Oui depuis mon changement de vie, j’ai des copains beaucoup plus intellectuels en fait)
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Paris, Février 2017

Parce que bon il y a encore des connards, tjr du slutshaming, du bodyshaming, tjr des chiens qui te draguent avec des « hey you », des « adidas, adidas », de l’inégalité de salaire, des violences sexuelles/physiques/verbales et plein de choses dont j’adore parler au quotidien, ben moi aujourd’hui 08/03/17 j’ai eu le droit de prendre ma pilule ce matin, d’acheter un ticket de métro avec mon fric, d’aller à un cours de danse les fesses à l’air, voir des copines boire du vin et rentrer à peu près tranquillement seule après avoir insulté un mec qui m’a gracieusement remerciée pour mon silence par un « vas y salope t’entends pas que je te parle » en lui répondant « ben chui fière d’être une salope qui t’emmerde ».
Alors ouais c’est très loin d’être parfait, il y a encore un boulot monstre à faire mais avant c’était encore moins parfait dc  on peut quand même célébrer tous ces droits que les femmes ont, pour lesquels on a fighté pendant pas mal d’années! 

Quoi de neuf docteur?

Fonctionnaiiiiiiiiire!!!

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Bobigny, Mars 2017

« …Par la suite, j’ai effectué des remplacements dans différents cabinets libéraux où j’ai pu me former à la gestion administrative et informatique mais également à la prise en charge de personnes en précarité. J’ai par ailleurs travaillé en réseau pour mettre en place un protocole d’accueil de victimes de violences sexuelles et d’un annuaire de personnes référentes. Cependant, je ne me sentais pas accomplie pleinement, frustrée par le manque de temps, le volume administratif et le rapport financier qui laissaient malheureusement de nombreux patients devant la porte des cabinets. Je voulais soigner et aider tous ceux qui en avaient besoin et pas forcément les moyens.

C’est pourquoi je me suis orientée vers les services de PMI qui alliaient gynécologie et précarité. J’ai postulé au Conseil Général en février 2016 pour commencer comme vacataire en avril et à présent j’occupe les fonctions de médecin au sein de la protection maternelle et de la planification familiale depuis maintenant 10 mois. Les consultations mises en place et la demande devenant importante et croissante, j’ai donc été contractualisée en septembre 2016. J’y exerce les missions de soins comme les suivis de grossesse, les suivis gynécologiques, la réalisation de frottis, la délivrance de contraception, la réalisation d’interventions volontaires de grossesse médicamenteuses mais surtout les missions de prévention des violences, des mutilations sexuelles, mariages forcés, des IST, des grossesses non désirées, d’intervention au sein des collèges et lycée en collaboration avec les infirmières scolaires, auxiliaires de puériculture et conseillères conjugales, des missions d’information sur la contraception, sexualité, infections sexuellement transmissibles et interruption volontaire de grossesse entre autres.

Afin d’actualiser et parfaire mes connaissances, je prépare depuis septembre le Diplôme inter universitaire de formation complémentaire en gynécologie et obstétrique de Paris VI. Le stage hospitalier obligatoire pour la validation de ce DIU m’a permis de développer un réseau et de permettre la réalisation des IVG médicamenteuses dans les centres de PMI où j’exerce en collaboration avec l’hôpital.

Par ailleurs, par le biais de mes nombreux travaux sur les violences sexuelles, j’ai pu participer à des communications orales sur le thème de celles-ci dans plusieurs évènements et prochainement au congrès des jeunes chercheurs de Toulouse et au congrès national de Médecine générale qui se déroulera fin mars au Palais des Congrès de Paris.

En plus de mon activité professionnelle, j’ai repris tout récemment un rôle associatif auprès d’associations nationales, la première oeuvrant contre les violences sexuelles et la 2e luttant activement contre les mutilations sexuelles et mariages forcés. J’ai aussi repris une activité sportive notamment avec des cours de danse qui promeuvent le corps, l’identité et l’expression de la femme dans son intégrité.

Dans un futur proche, je souhaiterai devenir experte dans mon domaine qui est les violences sexuelles comme vous avez pu le constater avec mon parcours professionnel. Les violences sexuelles sont un réel problème de santé publique tant par les statistiques que sur les impacts importants sur la population dont je vais consacrer mon mémoire de DIU. De plus, c’est un sujet actuel notamment avec l’adoption la semaine dernière par le Parlement du doublement des délais de prescription pénale et qui fait donc passer le délai pour les viols commis chez les personnes majeures à 20 ans au lieu de 10 ans auparavant. Actuel aussi grâce à l’annonce du 5e plan interministériel de mobilisation et de lutte contre les violences faites aux femmes par la ministre Laurence Rossignol.
Par ailleurs, j’aimerai aussi enrichir mon expérience professionnelle avec de nouveaux projets comme participer à la formation des futurs professionnels sur le dépistage et la prise en charge des violences en étant maître de stage, en continuant à promouvoir l’accès aux différents types de contraception et à l’IVG au sein de campagnes scolaires et en assurant bénévolement des consultations de planification familiale dans le monde associatif.
J’envisage à moyen terme également des missions d’encadrement dans une petite équipe afin de pouvoir ancrer mes projets.

Ce travail en PMI correspond pleinement à mes attentes, tant par le contenu médical que par l’accueil d’un public varié où je soigne parfois avec une ordonnance mais le plus souvent par ma simple présence.
Ce poste correspond à ma vision de la médecine actuelle faire le maximum avec le peu qu’on a en respectant et en assurant une égalité de soins pour chacun et c’est pour cela que je souhaite être lauréate de ce concours…. »

Ca, c’était un extrait de ce que j’ai dit vendredi dernier quand on m’a demandé de raconter mon parcours pro et ma motivation pour faire ce que je fais comme boulot!

Alors j’peux vous l’annoncer…le concours je l’ai réussi, ça y je suis médecin territorial et avec un sacré 19/20 en plus, j’ai droit à mes tickets resto!
Ce concours, je ne l’ai pas fait pour moi en fait, je l’ai fait pour Mme D, Mme B, Mme A, Mme T et puis toutes les autres qui me feront un câlin lundi quand je leur dirai que nan je ne m’en irai pas!